Le diable au corps
Cinéma/DVD > Article | Mots clés : cinema, white lightnin', musique
Jesco White, péquenot du fin fond du sud des USA, a réellement le diable au corps, entre défonce permanente et tendances auto-destructrices. Son salut se trouvera dans la danse, passion dans laquelle il se jette corps et âme.
On connaît des spectateurs qui vont passer un sale moment avec White Lightnin’ : Carrie Fisher, l’éternelle Princesse Leia, y apparaît en déglinguée abîmée par la vie, mais toujours prête à picoler ou baiser. Les fans de Star Wars risquent donc de défaillir devant ce film teigneux qui va réjouir ceux qui sont saturés par les biopics de chanteurs réglés comme du mauvais papier à musique. White Lightnin’ a des airs de remake déviant de Walk the line, celui consacré à Johnny Cash. Son anti-héros est tout aussi authentique. Jesco White, péquenot du fin fond du sud des USA, a réellement le diable au corps, entre défonce permanente et tendances auto-destructrices. Son salut se trouvera dans la danse, passion dans laquelle il se jette corps et âme. White Lightnin’ est une alternative punk au cinéma hollywoodien traditionnel, rentre dans le lard, jusque dans la peinture d’une rédemption christique. C’est le seul défaut d’un film qui hurle contre les ravages de la bigoterie chez les bouseux de l’Amérique profonde. Avec une impressionnante grande gueule, voisine de celle du Bronson, le renversant opus de Nicolas Winding Refn, sorti l’an dernier. Film avec lequel il partage la même révolte froide contre un écrasant système de pensée.
Texte d' El Borbah.
White Lightnin ’ de Dominic Murphy. Avec Carrie Fisher, Edward Hogg, Krik Bovill… Sortie le 17.02

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