Montpellier Danse, cabinet de curiosité
Théâtre/Spectacle > Article |
A l’aube de son 30e anniversaire, le Festival Montpellier Danse propose une nouvelle édition qui semble ne répondre à aucune ligne directrice, si ce n’est celle de la diversité. La danse est plurielle, parfois insaisissable, souvent en prise aux questions les plus contemporaines, et Montpellier Danse relève le beau pari d’en montrer les 1000 facettes. Du flamenco au Hip Hop, le spectre est large. Il y en aura pour tous les goûts, et toutes les bourses !
Selon Jean-Paul Montanari, illustre directeur de Montpellier Danse, cette 29e édition est celle de la transition. Un passage vers une nouvelle étape dans la vie de ce festival à l’âge mur qui continue tout de même à se remettre en question. Cette transition est-elle celle qui annonce un éclatement en région de sa programmation ? En 2007, nous avions assisté à une première étape lors de laquelle plusieurs spectacles avaient franchi les frontières de la ville de Montpellier pour inonder diverses communes de l’agglomération. Aujourd’hui, volonté politique oblige, certains spectacles créés pour le festival vont prendre la route menant à Carcassonne, Sète, Perpignan, Narbonne, Uzès, Lodève et Mende. Bien que notable, ce désir de rayonner en région ne constitue pas pour autant le ferment principal de la transition annoncée. Si l’édition 2009 est si particulière, c’est qu’elle précède d’un an une édition qui elle sera très particulière : la 30e. Et pour cet anniversaire, Jean-Paul Montanari ne tarit pas de superlatifs et de moyens pour réunir dans une même programmation le meilleur de ce qui a marqué la manifestation depuis ses débuts. Mais revenons à la présente édition et à ses spécificités. Pas de ligne directrice à première vue, mais à y regarder de plus près, de grandes tendances se dessinent. Les créateurs venus du Bassin méditerranéen, et plus particulièrement d’Espagne, constituent année après année un axe fort. En invitant Mercedes Ruiz, Israel Galvan, Andres Marin et Bianca Li, Montpellier Danse veut montrer comment au fil du temps un folklore - le flamenco – peut être moteur de l’émergence de nouvelles formes. Délices ibériques Bianca Li ne semble entretenir aucun lien direct avec le flamenco. Pourtant, ses racines artistiques sont à chercher du côté de la culture arabo-andalouse. Pas étonnant qu’elle soit depuis 2006 directrice artistique du Centre Andalou de Danse à Séville spécialisé dans l’enseignement du flamenco. Le parcours de Bianca Li est difficilement résumable et à l’image de ses créations : foisonnantes et hybrides. Chorégraphe, metteur en scène, danseuse et réalisatrice, elle assiste aux débuts du hip hop à New York et voit très tôt la révolution que constitue l’avènement de cette nouvelle pratique. Elle est aujourd’hui à l’honneur de cette édition de Montpellier Danse. La pièce qu’elle créera les 19 et 20 juin à l ‘Opéra Berlioz puise son inspiration dans le triptyque le plus connu du peintre Jérôme Bosch, Le jardin des délices. L’enfance de Bianca Li passée à Madrid n’est pas sans influence dans ce choix, ville dans laquelle est exposé ce tableau. Sa fascination d’enfant ne l’a jamais quitté. Pour se rapprocher de la puissance de cette œuvre qui fait coexister le végétal, le minéral et l’animal, elle a décidé de travailler avec la réalisatrice Eve Ramboz. Si elle réussi son challenge, le spectacle sera total ! Montpellier Danse Du 19/06 au 04/07 à Montpellier et en région www.montpellierdanse.com 04 67 60 83 60

Retrouvez toute l'actualité des festivals avec plus2festival.com
Letsmotiv.com et son partenaire voyagenbus.com vous invitent à parcourir l'Europe en bus : retrouvez ici nos meilleures offres.