Quel con!
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Méconnu, aimé, méprisé, célébré, martyrisé, glorifié : le vagin. Qui depuis 13 ans déjà est l’unique sujet d’une pièce jouée à guichets fermés dans le monde entier, Les Monologues du vagin, d’Eve Ensler.
Surprenant destin que celui de ce texte. Tout commence par de banales conversations entre amies, où il est question de sexualité féminine : Eve Ensler est convaincue que ce sujet n’a rien d’anecdotique dans une société qui n’est pas tendre avec les femmes. De conversation en conversation, elle interviewe environ 200 femmes, bien au-delà de son cercle amical, et en sort avec un spectacle. Une série de monologues, qui parlent de violence, d’amour, de plaisir, de contraintes. Bref, de tout ce qui concerne le vagin. Mais pour Eve Ensler et quelques milliers de spectateurs, ce n'est là qu'un prétexte pour évoquer la société patriarcale et son effet sur la sexualité féminine. Ces Monologues ont été traduits dans 46 langues, dont le français : le spectacle tourne dans l’Hexagone depuis bientôt 10 ans, mis en scène par Isabelle Rattier pour trois comédiennes de cultures et d’âges différents, et qui changent souvent. Cette fois, ce sont Maïmouna Gueye, auteur et interprète de Souvenirs de la dame en noir et Bambi, elle est noire mais elle est belle ; Adeline Blondieau, l’inoubliable Caroline de la série Sous le Soleil, et Marie-Christine Barrault, comédienne et actrice à la carrière longue comme le bras. Trois femmes qu’on n’aurait pas forcément imaginées sur la même scène, et que le vagin a réunies. /
texte ¬ Olivia Volpi
❥ LES MONOLOGUES DU VAGIN
les 16 et 17.01, 20h, Lille, théâtre Sébastopol, 43/40€, +33 320 54 44 50

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