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Festival du Roman Noir
Déjà quinze éditions pour le FIRN. Du surnaturel à la figure du héros, ou la mémoire collective, il prouve chaque mois de juin à Frontignan que l’expérience polar est universelle, protéiforme et intemporelle. Plusieurs exclusivités cette année et un thème sacrément osé : « Le Roman noir sauvera-t-il le monde ? »
Et les auteurs internationaux répondent à l’appel de ce rendez-vous littéraire atypique et savoureux. « Mais dans quel monde vit-on ? ». Qui n’a pas prononcé cette phrase, à un moment ou un autre ? Un monde auquel nos anciens ne comprennent pas grand-chose, il faut bien le dire. Il semble même que la société contemporaine soit multiple, diverse scindée, fracturée, divisée, éclatée. Un labyrinthe de codes et de fractions. Et un terrain fertile pour les imaginations de nos auteurs de romans noirs. Qu’il soit question de violence, de névrose, de dérives, de politique ou de complots, le spectre est très vaste, et les possibilités sans limites. Tentacules de l’ère 2.0. Mais on peut aussi compter sur les formes de répressions, de manipulations et de cruauté sans nombre. Pourtant, si tout ça ne fait plus recette pour les journaux télévisés, les polars, eux, sont toujours aussi fertiles et bienvenus. Avec leur capacité de réaction quasi immédiate, et la vivacité des perspectives. Et ce regard, tout particulier sur les crises, les heurts et les mœurs. Jake Lamar, invité cette année, a consacré sa plume à
Fred Vargas, marraine de cette édition, a soutenu Cesare Battisti en 2004, lorsque la France autorise son extradition vers l’Italie, où il est jugé comme terroriste. Depuis 2011, le Brésil où il a passé quatre ans en prison, a refusé son extradition. Le FIRN offre un beau cadeau à son public, et l’invite pour une visioconférence. Son nouveau roman Face au mur est l’histoire d’Auguste, « el gringo » comme l’appelle les autres détenus. À travers lui, leurs morceaux de vies, leurs récits, d’un bout à l’autre du Brésil. Assurément un des temps forts du festival. Côté salles obscures, on remarque l’avant-première nationale de Mains armées, de Pierre Jolivet avec Roschdy Zem et Marc Lavoine. Une autre remarquable exclusivité qu’on ne peut s’empêcher de mettre en avant.
Festival international du roman noir
Photo: Fred Vargas (c) DR
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